Simplifier sa vie : pour quoi faire ?

05.06.2015
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Cet article était en projet dans mes brouillons mais c'est un – ou plutôt deux – posts récents de Marie, la chic fille (et les commentaires qui les ont accompagnés) qui m'ont décidée à le publier. 

En substance, Marie explique (je vous encourage à la lire, ce sera sans doute plus clair) qu'elle pense avoir fait le tour du processus d'épuration de sa garde-robe. Et que le fait que l'idée d'optimisation de la garde-robe soit devenue "à la mode" (sur les blogs et ailleurs) a créé une espèce de "bon goût" de l'épure, du "rangé" à quoi elle ne s'identifie pas/plus.

Dans les commentaires de ce post, j'ai lu beaucoup de critiques envers l'épuration et notamment, ce qui revenait assez souvent, le fait qu'on soit passé d'un phénomène de shopping impulsif à un phénomène de shopping surcontrôlé – et autant chronophage, sinon plus.

Pour moi, l'épuration de dressing m'est apparue salvatrice en me basant sur un principe simple : optimiser sa garde-robe, c'est d'abord penser à ce qu'on veut vraiment avoir dans son armoire et ensuite seulement chercher l'objet convoité en ligne ou en magasin.

Et non plus l'inverse : aller dans les magasins, voir ce qui m'était proposé et me laisser tenter par ce que j'y trouvais. C'est remplacer une certaine forme de passivité dans le shopping par un processus actif de définition et de recherche d'achat.

Sur ce principe, on devrait passer beaucoup moins de temps en magasin, voire plus du tout si on se contente du shopping en ligne – ce que je fais en règle générale pour ma part. 

Mais c'est là que le bât blesse : on se rend très rapidement compte, lorsqu'on amorce un projet d'optmisation de garde-robe, que le temps du shopping compulsif est remplacé par temps de la réflexion et de la recherche de la pièce rêvée. 

C'est un vrai paradoxe : la simplification de notre dressing (ou de nos objets en règle général), comme son nom l'indique, ne devrait-elle pas rendre les choses moins compliquées ? 

Pour ma part, je pense qu'on passe forcément par une phase où on est un peu plus centré(e) sur les achats. Parce qu'au lieu d'acheter sur le moment comme on le faisait avant, on prévoit. Et comme ça n'est vraiment pas simple de trouver de bonnes marques qui proposent des produits de qualité (vêtements et objets divers) à des prix raisonnables et avec les critères que l'on souhaite, cela peut prendre du temps.

Je pense que la clef, c'est d'accepter qu'on ne puisse pas trouver la paire de baskets/chaussures, le pantalon/short que l'on souhaite à un moment M. Mais que, peut-être, on le trouvera dans les semaines voire les mois qui suivent. 

Par exemple, quand j'ai commencé à optimiser ma garde-robe, je passais beaucoup de temps à fouiller le net de fond en comble pour trouver la pièce que je cherchais. Et le plus souvent, ces recherches étaient vaines ; je ne trouvais pas. C'est du temps gâché pour beaucoup de frustration au final.

J'ai trouvé quelques astuces pour éviter cette frustration. Ce qui peut-être utile (surtout pour les vêtements), c'est de chercher en avance pour ne pas acheter par dépit quand le moment force la nécessité. Par exemple, commencer à chercher un bon manteau d'hiver dès septembre, quand les collections hiver sont déjà sorties. 

Ensuite, j'ai ciblé les marques que j'apprécie – pour leur qualité et leurs prix raisonnables – pour chaque type d'objets et si je cherche une pièce, je vais directement voir dans leur collection en tout début de saison si je peux y trouver mon bonheur. 

Le piège dans lequel on peut facilement tomber, c'est, je pense, dépenser toute son énergie et son temps dans cette recherche de dressing qu'on idéalise.

On ne devrait pas en faire une obsession. Certains critiquent l'optimisation de la garde-robe comme un processus chronophage et anxiogène. Et je crois qu'il peut l'être oui, si on se met trop de pression.

C'est aussi pour cela que, personnellement, je ne fais pas de projet "capsule", qui consiste à se créer une mini garde-robe pour chaque saison (environ tous les trois mois). A mon goût (et avec mon tempérament naturel de grande paresseuse), c'est un peu trop compliqué. J'utilise tous mes vêtements toute l'année, j'enlève ou j'ajoute des couches. 

[ Par exemple :

Une robe noire + un gilet en cashmere + des collants en laine fine + un manteau d'hiver + une écharpe en laine = silhouette d'hiver

Une robe noire + un gilet en cashmere + des collants fins = une silhouette de mi-saison

Une robe noire (+un gilet en cashmere pour les soirées fraîches) = une silhouette d'été ]

Je comprends tout à fait ceux qui optent pour cette option de capsule pour s'organiser. Le tout, je crois, c'est de ne pas remplacer le temps que l'on gagne en arrêtant le shopping compulsif par le temps pris pour réfléchir/chercher/s'offrir une capsule wardrobe.

Je crois que le plus important, c'est de se détacher de l'idée d'une garde-robe idéale. Et de se détacher d'un intérieur idéal comme de se détacher d'un nous-même "idéalisé". 

Pour moi, le but de la simplification, c'est de s'extraire de ce cercle de l'obsession de l'achat, pas d'en faire le tour en sens inverse. Ne pas remplacer une compulsion par une autre, contrôlée certes, mais toujours là. 

Le but, c'est d'arrêter de monopoliser notre attention sur ça et ne plus gaspiller notre temps et notre énergie. 

Mais alors, avoir plus de temps, pour quoi faire ?

Là siège pour moi le vrai but de la simplification.

Je crois qu'on oublie que simplifier ses possessions a un véritable objectif final, au délà d'avoir une belle armoire remplie de jolies pièces. C'est de construire un rapport qui n'est plus de l'ordre de la frustration par rapport à ses vêtements et aux objets qui nous entourent.

Les considérer comme ce qu'ils doivent être : des choses nécessaires, utiles, confortables mais qui ne font pas ce que nous sommes.

Arrêter de vouloir suivre "la mode" (même si, évidemment, nos goûts sont forcément influencés par ce que l'on voit tous les jours), c'est entamer un processus de connaissance de soi, de ses propres goûts, de ses préférences. Au niveau vestimentaire d'abord, ce processus peut s'étendre au-delà. 

Je pense que cette entrée par la garde-robe est un moyen de réfléchir sur soi et ne mieux se connaître, savoir ce qu'on aime ou pas, ce qu'on a envie de faire. 

Cela vaut pour sa garde-robe, cela vaut pour tous les objets en général. 

Dans les commentaires sous les posts de Marie, j'ai lu aussi la remarque : "Qui a dit que intérieur vide = vie intérieure pleine ?". Je suis entièrement d'accord, on peut vivre dans un intérieur minimaliste mais se situer toujours plus dans l'avoir que dans l'être. 

Par contre, je pense réellement (ayant moi-même expérimenté l'intérieur surchargé et ensuite l'intérieur simplifié) qu'épurer son chez-soi est là aussi un moyen de gagner du temps. Et ce temps, s'il est utilisé vers ce qu'on aime faire, apporte du bien-être et de l'épanouissement.

Moins d'objets, c'est tout simplement (et trivialement), moins de ménage. Moins de temps à retrouver ce qu'on cherche (le papier administratif qu'on ne retrouve pas à la dernière minute quand on en a absolument besoin, le T-shirt qu'on voulait mettre cinq minutes avant de partir, etc). 

C'est aussi moins de temps à ranger. Et de façon générale, moins de temps à entretenir les choses qui nous entourent, plus de temps à se consacrer et à consacrer à ceux qu'on aime. 

Un intérieur simplifié ne signifie pas un intérieur froid et impersonnel. 

Parce que ce ne sont pas les objets qui font les intérieurs, c'est ce qu'on en fait, ce qu'on y fait et qui ont y reçoit qui apporte la vie à un chez-soi. C'est la lumière et l'espace qui harmonisent le tout : les vides qui mettent en valeur les pleins. 

Simplifier, c'est choisir avec conscience. 

Cela vaut pour les objets, cela vaut pour ce que l'on écoute, ce que l'on voit, ce que l'on fait. Simplifier c'est essayer d'arrêter d'être en mode automatique. 

Choisir les informations que l'on veut recevoir. Choisir la musique qu'on écoute, choisir ses activités, les films qu'on voit, etc.

Un passage délicat s'opère alors alors pour ceux qui s'aventurent plus loin dans la simplicité : passer du plaisir de la possession aux joies des expériences. Commencer à faire passer l'avoir à l'arrière-plan de sa vie. 

Pour ma part, depuis quelques mois, j'ai repris des cours de dessin, une chose dont j'avais envie depuis très longtemps. 

J'essaye aussi d'apprendre à vivre chaque tâche de la vie quotidienne comme un plaisir, non comme une besogne dont je dois me débarasser le plus rapidement possible (exemple numéro un : la cuisine quotidienne).

Je choisis avec soin ce que je regarde, les articles et les livres que je lis, la musique que j'écoute. Je ne regarde plus la télévision, à l'exception de certains programmes que j'apprécie (et pas forcément Arte, mais plutôt Top Chef !).

Je me suis découverte des tas d'envies insoupçonnées : apprendre à jouer un instrument de musique, apprendre des langues étrangères, faire de la calligraphie, écrire un roman, etc.

Sur son blog en anglais, Kali, une blogueuse que j'apprécie beaucoup, utilise une expression que j'aime bien en parlant de "grow as an human being", grandir en tant qu'être humain. Ça peut paraître un peu naïf mais je crois que c'est vraiment ce que à quoi mène la simplification.

Tout un programme, n'est-ce pas ?

C'est pourquoi, pour ma part, je refuse de voir la simplification comme un simple phénomène de mode. Je pense intimement qu'elle ne l'est pas. A mon sens, simplifier sa vie, c'est bien plus qu'épingler de belles images sur des réseaux sociaux.

Et vous, qu'en pensez-vous ? À votre avis, la simplification et l'épure ne sont-elles que des modes passagères ou plus que cela ? 

24 Commentaires:

  1. Pour certains il s'agit juste d'un phénomène de mode mais pour d'autres il s'agit vraiment d'un nouveau mode de vie. Pour ma part, la simplification et l'épure m'a permis de diminuer mon stress, d'être plus heureuse (je prends plaisir à écouter les oiseaux chanter, regarder mes roses s'ouvrirent, choses pour lesquelles je n'accordais aucune importance). Je ne suis qu'au début du chemin et ce que je souhaite vraiment c'est de ne plus être possédé par les objets, d'être satisfaite de ce que je possède déjà.

  2. Bonjour!

    Je me permets de répondre à ta question en tant que maman de 3 petits garçons. Epurer mon intérieur ainsi que simplifier ma vie me permet de profiter d'autant plus de ma vie de famille. Le temps est notre bien le plus précieux.  Alors avoir moins de choses à entretenir permet d'avoir plus de temps à consacrer à nos proches, nos passions,…mais il ne faut pas rentrer dans les extrèmes, c'est tout! chacun doit trouver son équilibre et ce qui est bien pour l'un ne l'est pas forcément pour moi.

    Il y a un documentaire qui s'appelle " être sans avoir" et dans le documentaire, la personne dit que si on définnissait un être humain par ce qu'il possède, on l'aurait appeler " avoir humain" et non " être humain". Même si sa manière de vie ne me conviendrait pas, je suis d'accord avec cette opinion.

    Simplifier sa vie, pour ma part, n'est pas une mode mais bien une façon de vivre qui permet de se poser la bonne question: qu'est ce que je veux faire de mon temps, mon bien le plus précieux?

     

    Douce journée à toi et merci pour cet article!

     

    Alexandra

     

    • Merci Philomène pour ton commentaire ! Que dire sinon que je suis tout à fait d’accord avec ce que tu écris :) 

  3. Bonjour, se désencombrer quand "tout déborde" vaut vraiment la peine mais il est certain que quand allégement et quête de la perfection  deviennent obssessionels (voir les blogs spécialisés dans les garde-robes projet "capsule" par exemple) cela finit par compliquer sérieusement la vie! 

    Comme vous le dites, passer un temps fou à rechercher la perle rare (vêtements, mobilier etc…) devient parfois une maladie. Du coup on peut avoir peur de se tromper dans "la vraie vie". Pourtant le doute, le choix et les risques font partis de notre quotidien, dans tous les domaines. Laisser de la place pour la spontanéité et la fantaisie me semble très important. La légerté passe aussi par là… 

    • Hello Caroline :) C’est vrai, c’est l’essentiel je crois, il faut réussir à trouver un équilibre !

  4. bonjour,

    je suis ravie d'avoir découvert votre blog grâce à la sélection d"hello coton pour l'article du déménagement minimaliste car je partage vraiment votre vision des choses, sauf que je suis plus âgée et que j'ai beaucoup plus de mal à me soigner, jeter et trier est toujours aussi douloureux et je regarde avec avidité, envie et parfois désespoir le jour où je me serai débarrassée de cette sale manie de stocker comme les écureuils!

    le minimalisme est probablement une mode (m^me durable) mais à mon avis les raisons qui nous poussent vers elle sont très variées, pour certains c'est subit inconsciemment ce qui fait dire, c'est une dictature, ça me saoule… et pour d'autres c'est une sorte de graal.

    pour moi un intérieur blanc et épuré a toujours été une image d'un rêve innaccessible, rien que de voir des photos de votre intérieur ou des photos sur pinterest d'un meuble en bois à tiroirs dans une pièce toute blanche …et je me sens comme dans un bain de bien être…alors pourquoi en suis-je arrivée à cette accumulation de choses (je n'achète pas je garde et je récupère, ce n'est pas mieux!) ? c'est un mystère : pourquoi je n'arrive pas à me donner les moyens de vivre dans un environnement à l'image de ce qui me fait du bien ? ça doit faire 15 ans que je suis dans ce processus de ne plus m'encombrer mais chassez le naturel il revient au galop, suis-je incurable ?

    pourtant je suis persuadée que ranger éliminer simplifier me ferait gagner beaucoup de temps pour faire les choses que j'aime vraiment, mais passer à l'acte est bien plus fatiguant et difficile que de raconter sa vie à une blogueuse..   :)

    je vais continuer à explorer votre blog, j'adore!

    moi aussi je fais des listes comme dans " l'art des liste"…

    Marie du "fuseau, la navette et l'aiguille" pas la "chic fille"

    • Hello :) 

      Merci pour votre mot, bienvenue ici !

      Peut-être avez-vous besoin d’un déclic qui vous ferait passer à la pratique ? Personnellement, je n’ai vraiment commencer à désencombrer qu’un an après avoir découvert la simplification ; j’ai comme l’impression qu’on a peut-être besoin de faire « mûrir » toutes ces informations et qu’un temps de préparation mentale est peut-être aussi nécessaire.

      Ou alors un tri radical ? Il est parfois plus facile de tout sortir d’une pièce et de ne reprendre que les choses essentielles plutôt que de trier peu à peu. 

      Bonne continuation en tout cas dans votre chemin de simplification :) 

  5. Tout à fait d'accord ! Il faut faire le deuil de cette idée de garde robe parfaite, et c'est ce que nous vendent les blogs de capsule wardrobe j'ai l'impression. Pour moi l'essentiel de la démarche se situe là : ramener le vêtement à sa fonction première et surtout acquérir un certain recul sur l'achat. En faisant le tri de mon armoire, j'ai vu toutes ces choses, sans unité et pour la première fois j'ai compris que ces vêtements étaient une projection d'un moi fantasmé dont au final je ne veux pas. Et je pense c'est aussi la raison pour laquelle on revient souvent à une garde robe basique, monochrome après tri parce qu'on a besoin de se retrouver et de vivre dans ses vêtements plutot que de se rêver en une autre. Tout ceci est bien sure mon expérience personnelle mais je trouve ça assez fort finalement, car c'est se choisir soi, et ça peut être un élement déclencheur amplifiable à tous les domaines de sa vie.

  6. Bonjour,

    super cet article…

    Pour ma part je souhaite partager mon expérience de "découverte minimaliste". J'avais lu les articles de unechicfille aussi mais n'ai pas eu le temps de commenter.

    J'ai découvert le minimalisme il y a 2-3 mois, au sortir des soldes d'hiver dont je ne suis pas fière: 5 achats pour moi, 5 erreurs d'achat! yes!! Je me suis attelée à trier mon armoire, composée de vêtements colossaux accumulés. Je triais déjà mais comme une étape naturel avant un nouveau remplissage. Or là, j'ai tout simplement fait une diète et je n'ai pas mis les pieds dans un magasin pendant plus de 2 mois. Un peu parce que je voulais aller plus loin dans mon tri d'abord, un peu parce qu'étant en train d'allaiter, même si j'ai retrouvé ma silhouette, je suis de fait limitée dans certains choix. On verrait après le sevrage. Du fait de l'allaitement j'ai aussi constitué une garde robe capsule, sans nombre défini mais bien plus légère et praticable que ce que j'avais avant.

    A celà est venu s'ajouter des réflexions de déménagement, mais voilà, j'adore mon appartement, et tout d'un coup, parce que je me sentais capable d'assumer une armoire plus légère, j'ai pu envisager d'autres solutions, comme inverser ma chambre avec celle des enfants, de sorte de prolonger notre vie ici. Et puis en triant et épurant d'autres champs (les papiers, les objets, les livres et c'est le plus dur pour moi), je me suis rendue compte que nous pourrions faire des travaux, réorganiser l'appartement, et accueillir même un 3ème enfant dans cette nouvelle configuration. Tout à coup l'horizon s'ouvre, je me rends compte que je peux rembourser une partie de mon emprunt, rester avec une dette bien plus basse, économiser énormément d'argent et décaler l'acquisition de 4-5 ans.

    En un mot, je me dis que je préfère remplir mon appartement d'enfants que d'objets! 😉

    Donc cette démarche minimaliste, loin d'être aboutie, me permet déjà des changements profonds et incroyables! Pour le moment, et vu d'où je partais cela n'a vraiment fait que simplifier ma vie, même si la case shopping actif d'ici quelques semaines changera peut-être un peu la donne.

    Je suis très heureuse d'avoir trouvé des personnes inspirantes sur le net, dont ce blog que je lis depuis quelques mois aussi, parce qu'à 34 ans, il y a des questions que je ne m'étais jamais posées, d'autres qui me prenaient la tête mais pour lesquelles je n'avais pas de solution.

     

     

    • Bravo Sabine: vous avez tout compris à la démarche "désencombrement, simplicité volontaire, minimalisme"! Ce déclic qui vous a fait trier et finallement revoir toute votre façon de vous loger, donc de vivre… C'est à mes yeux, l'essence même de la simplification réussie au quotidien. Je viens de lire un article qui va dans ce sens chez "lejardindupsy.com", à voir…

  7. Ce billet est particulièrement juste et bien écrit. Comme je veux déménager dans plus petit, et que je ne suis pas toute jeune, et qu'il y a eu pas mal d'évènements radicaux dans ma vie ces dernières années, je trie en me posant différentes questions : ai-je encore envie de faire tel ou tel projet (qui a amené à des objets/papiers divers)? Est-ce que telle ou telle chose parlera à mon fils? Vais-je lire ou relire tel livre? Les livres, la plaie à déménager…   😉  Ces objets/livres feront-ils partie de mon nouveau projet de vie? Etc.
    Finalement j'ai réussi à trier pas mal de choses, il m'en reste encore pas mal, sans doute trop, mais beaucoup beaucoup moins qu'avant.
    Ce n'est pas toujours facile et je ne vise pas un intérieur minimaliste -que personnellement je n'aime pas-, mais un intérieur où je retrouve tout ce dont j'ai besoin et où je ne tombe pas sur des choses inutiles.
    On a le droit aussi de vouloir vivre dans autre chose qu'un appartement blanc meublé de 2 meubles! Je dis ça pour Marie du Fuseau!

    • Hello Colette ! Oui, c’est vrai, la simplicité est avant tout quelque chose de personnel. Le tout est de sentir bien avec les objets qui nous entourent :)

  8. Je me demande s'il n'y a pas une reprise du phénomène par les marques, le marketing etc. qui aurait contribué à l'effet de mode du minimalisme et de la simplicité. Je me souviens en 2011, quand j'ai découvert le phénomène, comme beaucoup de lectrices, avec "l'expérience Dead Fleurette", c'était encore assez niche; la demoiselle avait quelques copines qui tenaient un blog dans la même veine et voilà. Seulement, au-delà de la réflexion autour de la simplicité, c'est toute une image, un univers qui a été créé par ces bloggeuses précurseurs: un style épuré, nordique/vintage avec, à l'époque, les boots d'Isabel Marant, les lignes épurés rétro d'APC, les bougies dyptique, les icônes de style comme Sofia Coppola ou Clémence Poésy.

    A partir de là j'ai l'impression que des personnalités, des marques etc. ont repris ce filon. Ou peut-être des marques qui étaient déjà dans cette esthétique ont sauté sur le filon (je pense aux US à des eshops comme la Garçonne, APC bien sûr, le magazine Kinfolk, des marques de déco etc.) – du coup, c'est toute une image de marque épurée mais distinguée, le goût de la qualité (en reprenant le mantra "quality over quantity" à leur profit) et toutes ces lectrices attirées par la simplicité qui se sont retrouvées prises dans ce phénomène de mode (moi y compris, au début).

    Seulement pour moi ce phénomène ne reprend qu'un aspect très superficiel de la simplicité, un message distordu dans le but de vendre des "objets minimalistes" à ces nouveaux clients. C'est le même principe que l'écologie et l'éthique environementale versus toutes ces marques qui font du greenwashing pour attirer les gens qui se trouvent attirés par l'écologie. Je le vois beaucoup depuis que j'habite à Paris, dans un quartier assez classe moyenne de gauche (donc des gens qui s'intéressent au bio, au fait maison, au local etc.) – beaucoup de restos, de magasins, de marques, essayent d'attirer le client avec un discours qui se veut éthique, naturel et écolo, sauf que ça reste assez superficiel dans la plupart des cas.

    Et je pense que c'est pareil pour la simplicité, il y a le chemin, la philosophie sous-jacente qui va beaucoup plus loin que l'épure ou la recherche de la perfection matérielle, et il y a ce phénomène de mode entretenu par les marques qui reste dans la superficialité. Quant à nous, lecteurs, consommateurs, c'est à chacun de faire la part des choses, d'adapter les choses à ses propres besoins et d'évoluer en tant qu'être humain. Pour ceux qui ne voient pas au-delà de a superficialité du truc, c'est sûr que ça peut apparaître comme un phénomène de mode sans substance comme un autre…

    • Hello Kali :)

      Je suis tout à fait de ton avis, rien à rajouter ! Je trouve ça très frustrant pour elles que certaines personnes ne voient pas au-delà de cette superficialité. Je trouve ça dommage car je pense que la simplicité a beaucoup à offrir. 

      Belle soirée !

  9. Salut, je suis nouvelle dans la démarche du tri, du vide, de la vie saine et plus simple…etc etc Mais j'ai bien entamé la procédure !Sinon je voulais te dire que je trouve ton blog très intéressant. Il fait parti de ceux qui m'inspirent!! Bref ravie de l'avoir découvert et de te suivre à présent. Moune
    PS: si tu as le temps de faire un tour sur mon blog et de voir mes étapes : http://www.mounemouette.blogspot.fr

  10. Moi j'avais juste envie d'ajouter et si nous étions juste raisonnables ? Sans être dans le minimalisme épuré ou dans l 'accumulation est ce qu'il n'y a pas le juste milieu ? J'achète ce dont j'ai besoin et lorsque le flacon est terminé j'en rachète un autre ? Ou bien j'achète le vêtement  dont j'ai besoin et qui me fait envie et je me sépare de celui qui est trop vieux ou qui ne me plait plus ? 

    • Hello Aléa :) 

      Je pense que ce raisonnable que tu décris ici s’apparente déjà à une certaine simplicité :) Voire même aux principes même de la simplification ! 

      Si j’ai besoin d’un vêtement et que j’en trouve un qui me fait envie, je l’achète. Minimalisme et simplicité ne sont pas forcément synonymes de prises de tête et frustration.

      Je pense, pour ma part, que la simplification n’est pas forcément un extrême, que c’est plutôt une façon différente d’envisager son rapport aux choses. 

      Belle journée à toi :)

  11. Whaouuuuu juste BRAVO pour ce billet très bien écrit et tellement bien construit qui nous permet de se remettre en question face à nos habitudes de vie. Je pense que beaucoup devrait le lire c'est pourquoi je tiens à faire partager cette petite perle du net. MERCI 

  12. Pingback: That’s 90′s Show | From Europe with Love

  13. comme je me retrouve dans ce que tu dis. Je suis la meme démarche de "simplification" depuis plusieurs mois, ma phase de désencombrement etant bientot terminée, je prends le temps, d'y aller tranquillement après une phase de "frénésie", et surtout je prends le temps tout simplement pour tout, profiter de la vie, des joies simples, ou même pour consommer consciemment.

    Merci pour ces jolis articles. Je suis contente d'être arrivée par hasard sur ton blog, que je vais suivre avec plaisir.

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