Minimalisme et écologie

19.10.2014
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Cet article aurait pu s'appeler " Comment la recherche de la simplicité mène à un début de conscience écologique ".

Avant quelques années de cela, je ne m´étais jamais interrogée sur les problématiques environnementales et écologiques. L'idée ne m'avait même jamais effleuré l'esprit. 

Il y a trois ans, je lis L'art de la simplicité, de Dominique Loreau. Au fil des pages, ce petit livre a remis en cause beaucoup de principes chez moi. Il m'a donné envie d'accéder à un autre mode vie, où le minimalisme et la quête du plaisir de l'instant guideraient mes pas. Et concrètement, il m'a fait vider mes placards.

Ce que j'ai appris de cette expérience, c'est que le désencombrement ne se résume pas à l'acte lui-même. Lorsqu'on trie, on se rend compte à quel point on peut amasser des tas d'objets inutiles. La prise de conscience est là : comment peut-on accumuler autant de choses totalement inessentielles à notre bonheur ?

Personnellement, j'ai eu aussi un peu honte de devoir jeter autant.

Cette honte s'est transformée en promesse. Promesse à moi-même que cela ne se reproduirait plus. Mais la recherche de simplicité prend du temps ; on essaie, on chute et on recommence.

J'ai ensuite commencé à réfléchir sur les objets qui m'entouraient. Non plus sur le mode " Est-ce que ceci est utile ? " mais " Ceci est-il essentiel ? A ton quotidien, à ton bonheur ?". Quand l'on commence à réfléchir comme ça, les erreurs d'achat, même impulsives (ça, il va encore falloir y travailler un peu) diminuent drastiquement.

Et de cette recherche de l'essentiel, j'en suis venu à m'interroger sur le gaspillage. Pourquoi acheter tant de choses peu qualitatives quand on pourrait s'offrir quelque chose de beau et de parfaitement adapté à sa fonction ? Pourquoi gâcher autant ? Pourquoi cela nous paraît-il normal et même plus, légitime, d'acheter sans fin ? Pourquoi penser "J'ai fait X ou Y, je mérite bien de m'acheter cela" ? 

Cette réflexion s'est d'abord posée sur le monde de la mode et des vêtements : un système intrinsèquement orienté vers le consumérisme, avec ses nouvelles collections à chaque saison, ses tendances et ses it.

Puis, peu à peu, j'ai commencé à réfléchir à tout ce qui nous entoure. Les objets du quotidien, la nourriture. Le gaspillage est là, partout. 

Alors j'ai commencé à me documenter.

J'ai lu Zéro déchet de Béa Johnson, cette franco-américaine qui a réduit ses déchets à presque rien. 

Je me suis beaucoup renseignée sur l'industrie alimentaire, ses dérives et ses vices. 

J'ai, je pense, découvert et compris beaucoup d'essentiels que des citoyens avertis trouveraient sûrement basiques : le "manger local et de saison", la toxicité de la nourriture industrielle et le plaisir du fait maison. Croyez-moi, il y a trois ans, jamais au grand jamais je n'aurais pensé (et pris le temps) de cuisiner une soupe avec des légumes de saison, issus de la production locale. 

Jamais je n'aurais pensé "Et si je fabriquais mon propre déodorant, pour dire adieu aux sels d'aluminium sans perdre en efficacité ?". Cela pourrait sembler extrême à certains d'entre vous mais vraiment, ça ne l'est pas. Pour moi, c'est avant tout du bon sens, mêlé à l'envie d'acheter moins et mieux. Pour, au final, améliorer sa qualité de vie et essayer d'avoir un impact négatif moindre pour la planète. 

Bien sûr, la prise de conscience est là mais la mise en pratique, c'est tâtonnements et recherches, succès et échecs. Bien sûr, (et malheureusement), ma poubelle déborde très souvent et les briques de soupe industrielle sont encore présentes en nombre dans les placards de ma cuisine. Et j'ai encore du mal à m'arracher aux nouvelles collections des magasins devant lesquels je passe quotidiennement. Je suis encore fascinée et il m'arrive de craquer.

Oui, mais la prise de conscience est là, bien ancrée. Et je pense qu'une fois qu'on a mis le pied dans la machine, il n'y a pas de retour en arrière. 

2 Commentaires:

  1. je vois que nous sommes exactement sur la même longueur d'ondes et que nous avons eu la même démarche, c'est amusant :)

    moi aussi j'ai commencé avec Dominique Loreau, puis j'ai lu Béa Johnson. Ce sont vraiment des auteurs qui donnent de l'inspiration et qui ont de très bonnes idées. Elles permettent de se forger sa propre expérience en matière de minimalisme et d'écologie.

    très joli texte sinon, comme d'habitude.

    bonne fin de weekend :)

  2. C'est tellement appréciable d'être minimaliste dans tous les domaines, cela devient naturel dès qu'on met un pied dans le processus. J'ai commencé par mon dressing (tri, revente, don), puis mes ustensiles de cuisine (j'ai l'essentiel), mes papiers administratifs (uniquement ce qu'il faut garder), mes produits d'entretien (1 seul multi-usages et BIO), mes cosmétiques (10 au total). Je fais des courses pour 1 semaine, pas de gaspillage, pas de stock hormis les céréales (riz, boulgour, pâtes …), jamais besoin de jeter la nourriture car au bout d'1 semaine, il n'y a plus rien dans le frigo 😉

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