La peinture de Marie Laurencin

07.07.2013
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Une bulle de beauté : voilà ce qu'a été pour moi la visite de l'exposition consacrée à l'oeuvre de Marie Laurencin au musée Marmottan Monet. 

Je n'ai pas l'habitude d'aller voir des expositions de peinture mais ayant aperçu quelques œuvres de Marie Laurencin lors d'un de mes cours d'histoire cette année, je m'étais promis d'aller à celle-ci. 

Je n'ai pas de connaissances particulières en art et ce qui est agréable avec la peinture de Marie Laurencin c'est que, je pense, on peut l'apprécier sans posséder un œil de connaisseur. Sa peinture est simple au premier regard mais très subtile : le jeu des couleurs, les harmonies, les lignes, … le tout forme un ensemble d'une beauté presque irréelle.

"Le blanc pour la peau, le rose des joues qui l'éclaire, le blanc presque bleuté, le vert émeraude, la peau définie par les ombres gris clair, la ligne délicate des mains, du bras, du buste, le jaune éclatant et profond, le dégradé blanc, bleu clair, bleu profond, bleu nuit, les couleurs primaires, fortes et douces, le dégradé gris clair, foncé, rose pâle, noir, …", voilà ce que j'ai noté dans mon carnet pendant l'exposition. 

Malheureusement, je n'ai pas retrouvé toutes les représentations des toiles que j'avais aimées. Et je trouve que les quelques photos qu'il y a reflètent très mal la réalité des couleurs de la peinture de Marie Laurencin. Le mélange de force des couleurs et de douceur qui ressort des tableaux est difficilement visible sur ces représentations. Ses aquarelles de "La Dame aux camélias" sont fines et très belles aussi. 

Dans un article précédent, je plaidais la cause de la beauté, et le fait qu'il fallait lui accorder une place au quotidien. C'est exactement ce que j'ai ressenti devant ces tableaux : une parenthèse de beauté, juste pour moi, juste pour l'émerveillement. L'endroit où se trouve le musée est très joli, à côté d'un parc et au calme, loin du gris du béton parisien. On en ressort avec la sensation de s'être perdu dans un cocon de beauté et de douceur.

Musée Marmottan Monet, 2 rue Louis-Boilly 75016 Paris. 

L'exposition est prolongée jusqu'au 21 juillet.  

2 Commentaires:

  1. Je n'avais jamais vu la peinture de Marie Laurencin, mais je me souvenais d'un poème d'Apollinaire, étudié au Lycée. Il est tiré d'Alcool

     

    CRÉPUSCULE

    A Mademoiselle Marie Laurencin

    Frôlée par les ombres des morts
    Sur l'herbe où le jour s'exténue
    L'arlequine s'est mise nue
    Et dans l'étang mire son corps
    Un charlatan crépusculaire
    Vante les tours que l'on va faire
    Le ciel sans teinte est constellé
    D'astres pâles comme du lait
    Sur les tréteaux l'arlequin blême
    Salue d'abord les spectateurs
    Des sorciers venus de Bohême
    Quelques fées et les enchanteurs
    Ayant décroché une étoile
    Il la manie à bras tendu
    Tandis que des pieds un pendu
    Sonne en mesure les cymbales
    L'aveugle berce un bel enfant
    La biche passe avec ses faons
    Le nain regarde d'un air triste
    Grandir l'arlequin trismégiste

    • Merci d’avoir apporté cette belle poésie ici :) 

      Arlequine (dont je n’ai pas trouvé trace sur le net) est justement une des peintures de Marie Laurencin qui m’a le plus marquée. En lisant ce poème, je retrouve la même sensation que lorsque j’ai regardé certaines de ses peintures : beaucoup de beauté, teintée d’un peu de mélancolie.

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