Kinfolk, la revue slow et minimaliste

09.02.2015
|

Peut-être que certains d'entre vous connaissent déjà la revue Kinfolk.

Il y a quelques années, j'ai découvert ce petit bijou de papier.

À ce moment-là, j'avais quelques craintes quant au côté légèrement hipster de la chose ; mais ces dernières se sont inclinées devant la poésie des textes et la beauté des images.

Kinfolk n'est pas un magazine. C'est un bel objet, aux sujets intemporels, qui se garde et dans lequel on se replonge au fil du cycle des saisons. C'est une revue sans publicité (à l'exception d'une dans les premières pages pour les nouveaux numéros il me semble).

Cet hiver, j'ai reçu en cadeau le numéro dix. Il a pour fil conducteur le sel. Un tourbillon de mots et de dégradés de bleus autour de la mer, de l'océan et des larmes.

A chaque nouvelle page tournée, un nouveau battement de cœur qui se décrochait.

Je me suis délectée de ce numéro du premier caractère d'imprimerie jusqu'au dernier. Et je m'en suis voulu d'avoir mis cette belle revue de côté pendant quelques mois.

Kinfolk est conçu à Portland, dans l'Oregon, aux États-Unis. C'est donc une revue en anglais, chose qui m'avait un peu freinée moi et mes balbutiements shakespeariens il y a quelques temps.

Pourtant, aujourd'hui, je crois que cette revue est vraiment accessible ; les textes sont courts (pas comme dans un magazine classique) et portés par les images.

Pour faciliter ma lecture, j'utilise l'application WordLens sur mon téléphone.

Elle permet de traduire en simultané (tout en conservant le visuel de l'écriture) de l'anglais au français.

Je suis très sensible à la douceur des textes de Kinfolk, à leur rythme et à leur profondeur. L'écriture est fine et ciselée.

Je crois bien que Kinfolk me fait découvrir peu à peu la poésie de l'anglais, chose à laquelle je n'avais jamais vraiment été sensible avant.

Une à une, les pages au papier blanc et épais se déploient sous les doigts. Le pouls ralentit. Les membres du corps se détendent peu à peu.

Le nouveau numéro que je lis a pour thématique l'imperfection. Les thèmes sont choisis et explorés avec soin, décortiqués, renversés, interrogés, poétisés.

Pour moi, Kinfolk, c'est avant tout un bel objet à lire, à toucher, à goûter avec les yeux et les mains.

C'est une pause lyrique et consciente que je m'offre, une respiration au sein d'un souffle doux et posé ; une méditation de papier.

Et vous, connaissiez-vous Kinfolk ? Avez-vous envie de découvrir cette revue ? 

4 Commentaires:

  1. Je les suis seulement sur Instagram pour le moment et je crois que j'ai un peu cet a priori dont tu parles, alors que je suis sûre que ce magazine a tout pour me plaire. Celui sur le thème de l'imperfection me donne vraiment envie de le lire ! 

    • Oui je pense qu’il faut dépasser un peu ça, c’est quelque chose qu’on ne ressent pas du tout dans les textes ! Bonne lecture :)

  2. Je ne le connais pas mais tu me donnes envie de le découvrir, j'aime beaucoup les beaux magazines.

    • Oui, tu peux y aller les yeux fermés, c’est un très bel objet au contenu passionnant !

Laisser un commentaire: