Juillet

13.07.2016
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Allongée dans l’écume de mon lit bateau, le regard perdu vers la fenêtre, je contemple la voile blanche que le vent de la ville gonfle au rythme de ses respirations. Ventricule transparente, elle bat au-dessus de la mer des toits bleus et des nuages effilés.

Broderies délicates, glaces lait de coco, chemise en lin et branches de gypsophiles séchées : le blanc s’est invité pour la belle saison. Caressé par les lignes de lumière et les gorgées de soleil, il danse dans la pièce. Dans le petit appartement, l’air, chaud et caressant, fait craquer les planches miellées et claquer les portes en bois.

Les heures qui passent ont un goût de vanille, de pieds dans le sable, de glace qui coule le long des doigts, de thym citron et d’eau salée.

Là, d'un pas assuré, après quelques enjambées timides balancées chausses hautes sur le sixième grégorien, l'été a posé ses valises au creux de Juillet. Première parenthèse, moitié de lune porteuse d'une promesse ; celle du murmure des jours les plus doux de l'année. 

 

2 Commentaires:

  1. bonjour Marline, quel plaisir de te retrouver !! je regrette les articles plus complets de ton blog, çà me manque …. 

  2. Quelle jolie plume ! Tu arrives à nous transporter dans un univers que j'image tout doux et très réconfortant.

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