Faire cohabiter minimalisme et Zéro Déchet

08.12.2014
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Comme je l'avais dit dans cet article, je m'intéresse depuis plusieurs mois au mode de vie Zéro Déchet. Le principe est simple : faire en sorte de produire le moins de déchets possible. 

J'ai commencé à m'intéresser à ce sujet en lisant le livre de Béa Johnson, une française vivant au Etats-Unis. Dans son ouvrage "Zéro Déchet", elle explique de façon très pédagogique comment elle a procédé pour parvenir à créer moins d'un litre de déchets par an.

Si j'ai beaucoup aimé ce livre, c'est parce que tous les conseils donnés par Béa Johnson sont très concrèts ; elle donne des astuces mais aussi ses recettes maison pour réduire son impact environnemental.

Ce qui m'a apparut clairement aussi, c'est le lien direct entre minimalisme et le mode de vie Zéro Déchet. On peut le voir ici, ou encore , la maison de la famille Johnson est digne des boards Pinterest des plus beaux intérieux minimalistes.

C'est également ce qui m'a donné envie de me lancer dans ce processus de réduction des déchets.

Je pense cependant qu'il y a certains "pièges" à éviter si l'on est minimaliste et que l'on veut se lancer dans le zéro déchet. 

Par exemple, de nombreux blogs zéro déchet invitent au DIY (Do it Yourself) et à la récupération. J'avoue que pour ma part, hormis la fabrication des produits ménagers que trouve pertinente, cette façon de reçycler trouve peu d'écho en moi. Je pense qu'au contraire, cela peut faire obstacle au miminalisme, le principe étant de réutiliser des choses dont on ne se sert plus. Je déteste plus que tout entasser, et le sacro-sain "garder au cas où" est selon moi l'obstacle numéro 1 au désencombrement. 

Pour moi, là vient le point de non-retour entre le minimalisme et le Zéro Déchet. L'accumulation d'objets, même pour leur donner une seconde vie dans une période plus ou moins proche, est tout ce que je veux éviter.

A côté de cela, je pense que ces deux modes de vie sont très complémentaires et même essentiels l'un à l'autre.

Pour commencer le zéro déchet, il me semble logique d'avoir amorcé un processus de désemcombrement : moins on a à jeter, moins on jette !

Par ailleurs, zéro déchet, cela signifie aussi la recherche d'objets durables, la soustraction du court terme (plastique) au long terme (bois, acier, verre). C'est également un principe très fort du minimalisme : posséder peu mais de belles choses et de qualité. Si on prend un exemple concret pour le zéro déchet, on va chercher à remplacer les contenants en plastique du supermarché (pour les produits secs) par des bocaux en verre transparent.

C'est là que je trouve très intéressant d'associer ces deux concepts ; en produisant le moins de déchets possibles et pour cela, en trouvant des alternatives à l'achat de court terme, à la fois plus durables et plus esthétiques. Car oui, le riz, les pâtes et autres légumes secs alignés dans du verre transparent, c'est à la fois plus durable et très esthétique, zéro déchet et minimaliste !

C'est ce que je me propose de partager avec vous ici à partir de maintenant : des alternatives au tout jetable mais des alternatives minimalistes où l'esthétisme s'exprime également.

Et pour vous, minimalisme peut-il rimer avec zéro déchet ?

Source Photo(s) : Lemon Coco

6 Commentaires:

  1. Bonjour Marline,

    Encore un article intéressant! J'adhère aussi à cette démarche et j'avance peu à peu :

    – réduction des achats à ce qui est nécessaire 

    – je refuse les échantillons, les sacs cadeaux shopping

    – la nourriture en vrac quand c'est possible. 

    Je réutilise quand je peux, ce que j'aurais jeté, lorsque que c'est possible et utile:

    papiers brouillons pour mes mini carnets de courses

    pull coton usé transformé en stock de disques démaquillants lavables (la consommation de papiers mouchoirs et coton divisée par 10!).

    La réutilisation est compatible avec le minimalisme si la nouvelle destination est "utile/essentielle" selon moi

    • Oui c’est vrai que ces trois principes sont essentiels pour le zéro déchet ! Je trouve que le « refuser » est parfois compliqué. Un exemple : la semaine dernière, je suis allée au supermarché pour acheter quelques fruits avec mes filets et mes sacs à légume et au moment de peser, la personne responsable a refusé de peser mes sacs tels quels, et a mis les sacs en tissu dans des sacs à papier. En guise de réponse à mes interrogations sur le pourquoi de la nécessité du sac supplémentaire, elle m’a assené un  » C’est comme ça que le commerce moderne fonctionne, Mademoiselle ! ». 

      Je pense que le Zéro Déchet, c’est comme la simplicité, un long chemin semé d’embûches. Et c’est vrai que la réutilisation peut être utile. Pour moi c’est plutôt le « garder au cas où » que je ne souhaite plus appliquer. 

      Merci pour ton mot :)

  2. Bonjour Marline,

    Je suis tout à fait d'accord. Le zéro déchet sera plus facile avec un intérieur minimaliste. Ils vont de paire si on veut être cohérent.

    Après c'est en partie une question de goût: privilégier l'épure parce qu'on trouve ça esthétique et pratique; mais aussi arrêter de vouloir toujours posséder de plus en plus, différencier être et avoir, et puis comme tu dis : choisir le durable. Comme toi je trouve que récupérer, même pour donner une seconde vie, c'est s'encombrer et encore chercher à avoir, sauf si l'objet en question s'avère nécessaire. Mieux vaut avoir peu, c'est ce qui mettra le mieux en valeur ce qu'on a et laissera de la place à la lumière.

    J'ai lu ton commentaire juste au dessus. Je n'en reviens pas, j'espère qu'elle se remettra en question "c'est comme ça que le commerce fonctionne". Non, non ma petite dame, le commerce c'est 1 partie qui cherche à acquérir quelque chose et 1 autre partie qui le met à sa disposition contre rétribution. L'emballage n'a pas sa place si celui qui achète ne le désire pas, si encore il y avait une question d'hygiène.

    Il y a peu une vendeuse de charcuterie bio au marché m'a fait savoir qu'elle ne prendrait plus mes contenants pour des questions d'hygiène. Je le comprends (quoiqu'en même temps, ils sont propres mes bocaux, ma grand-mère elle faisait bien ses rillettes toutes seule et n'a pas été intoxiquée, et puis quand bien même quelqu'un lui achète avec son emballage s'il le laisse une demi journée dans sa voiture la question de l'hygiène se pose aussi… alors elle va faire signer une décharge pour que les gens prennent garde à la conservation??), mais je ne lui achèterais plus ses rillettes. En même temps, je suis végé mais mes hommes étaient contents avec leur bocal de rillettes…. bref, tant pis pour elle.

    Bises,

    Marie.

    • Oui, j’ai constaté que les résistances au zéro déchet sont très fortes. Il faut insister et être déterminé, rien que pour refuser ce qu’on nous offre ; le « gratuit » semble justifier le gaspillage de l’objet. Et pour le minimalisme, personnellement j’ai pris goût à mon intérieur épuré parce que oui, comme tu le dis, je sens qu’on « est » plus qu’on « a » dans un endroit épuré. L’espace dégagé donne du temps pour faire autre chose que s’occuper de ses objets. 

      Merci beaucoup pour ton commentaire :)

  3. bonjour,

    article intéressant.

    en effet je crois que comme je l'avais pressenti dans ton article sur le déménagement minimaliste, le DIY n'est pas vraiment compatible avec le zero déchet et surotut le minimallisme.

    quand comme moi depuis des decennies on garde le moindre truc parce que "ça peut servir" ou "je le transformerai en ", il est difficile de se soigner.

    c'est vrai qu'il y a des tas de choses intéressantes à faire sans matériel, ni objet comme voyager par exemple, ou lire (sur une liseuse en effet c'est extra, mais je suis née à l'époque où ça n'existait pas et nous avons une collection de livres gigantesque) mais quand on ne peut pas passer une journée sans créer ou fabriquer quelque chose de ses mains, ça devient un choix impossible : vivre dans un intérieur épuré (j'adore!) ou accumuler tous les fils et rubans que j'aime tant pour bricoler!

    il doit y avoir une solution, je vais m'atteler à cet objectif!

    la démarche zéro déchet me parle vraiment, et tes articles suscitent ma réfelexions, je t'en remercie.

    Marie alias ctextiles

    • De rien Marie, merci à toi pour ton message 😉 La création peut être aussi virtuelle ; ça simplifie et ça n’en est pas moins valorisant. Je pense à l’écriture, à la photographie ou encore oui, à la liseuse. Après, on n’est pas obligé d’accumuler des tonnes de matériels pour créer. Personnellement, mon matériel se cantonne à quelques feuilles/carnets/tubes de peinture/crayons/fusains/plume et un instrument de musique. Le tout ne prend pas de place :)

      Belle journée à toi

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