Daily sweetness IV

02.11.2014
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I. Acheter une citrouille au marché. Fendre deux yeux brillants dans la chair tendre, un nez discret puis une énorme bouche. En faire sortir une lumière qui tremblote. La chair, en velouté de crème, réchauffe le corps et les graines, grillées à l'huile d'olive et salées, croquent sous la dent.  

II. Un café et en face, la belle élancée de Monsieur Gustave. Entre les deux, des pousses centenaires qui déploient leurs couvertures ciselées, flottant sous le soleil de la fin de ce jour d'automne. Respirer l'air du moment, le froid qui parfume le café, le café qui parfume le froid. Respirer encore.

III. Fêter Halloween : une maison aux pierres centenaires, la flamme des bougies, des chamallows trempés dans le chocolat blanc.  

IV. Une chanson qui trotte dans la tête, flotte dans l'air, donnant au moment un je-ne-sais-quoi de retour en arrière, de souvenirs doux amers, de tristesse, d'espoir et un petit goût de les-voeux-qu'on-fait-au-dessus-des-bougies-se-réalisent-parfois.

V. Place de l'Etoile, le soleil qui vient se coucher paresseusement sous l'Arc de Triomphe.

VI. Le beurre chaud et les pommes du marché qui offrent un concert d'harmonies d'odeurs dans le four, un duo en caramel majeur remarquablement exécuté. Après les applaudissements de rigueur, un thé aux fruits rouges et à la noix de coco. 

VII. Une main glissée dans des cheveux bruns, des sillons de tendresse que dessinent l'annulaire et l'index.

VIII. Regarder les paysages qui défilent par la fenêtre du train qui ramène "à la maison". 

IX. Des frites croustillantes, une bougie sur une tarte au citron, un voeux secret, du Chardonnay et des éclats de rire.

X. Une promenade de fin d'après-midi dans l'air frais, un pull fin sur les épaules. La paille qui colle aux bottines dans l'herbe mouillée et puis, doucement, le soleil qui éclabousse les grandes étendues de fleurs des champs.

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